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Date de sortie : 31 Mars 2005.
Editeur : Konami.
Support : PS2.
Genre : Action.
Nombre de joueur : 01.

Cela devient presqu'une habitude. Des lors qu’un manga commence à avoir du succès, un jeu vidéo sort : Berserk, Naruto, Full Metal Alchemist, Saint Seiya, Dragon Ball pour ne citer que quelques exemples en sont les preuves. Et voilà que moins d'un an après la diffusion TV , Konami nous offre le jeu vidéo tiré du manga culte, si je puis dire : Gantz.
Commençons par le commencement. On insère le jeu, et on attends que les temps de chargement passent (qui, d'ailleurs, sont relativement courts que ce soit au démarrage ou lors des phases de jeu). Une petite introduction ouvre le bal où l'on peut voir Kurono, Kishimoto, Katô[...] en action. Cette scène en 3D a été spécialement conçue pour le jeu. On arrive ensuite au menu qui est assez sobre et reste dans l'esprit du manga. 4 choix s'offrent à nous : New game, Load game, Options et Extra-options. On se dit cool, ils ont pensé à mettre les menus en anglais (au moins, on sait où on va) sauf que lorsqu'on rentre dans le menu option tout est en jap!! Ce qui incite les joueurs comme moi, ne comprenant pas grand chose pour ne pas dire rien au japonais, à laisser tranquille les options.


Passons aux choses sérieuses. On débute le jeu dans l'appartement de Gantz et un flash back nous explique brièvement la situation. Les vidéos, qui sont en 3D, ne sont pas d'une grande qualité mais restent quand même correctes pour du cell-shading. En revanche, les phases de transitions lorsque les personnages parlent entre eux ne sont vraiment pas grandiose comme vous pouvez le voir sur les screenshots. Mais continuons.
Comme dans le manga, nous assistons à l'arrivée de Kishimoto, nue, et là un choix nous est demandé: on peut soit l'embrasser, comme dans le manga, ou soit lui donner gentiment notre veste. Ces choix seront fréquents au cours de l'aventure et influeront sur les relations que l'on veut entretenir avec les personnages. C'est ce qu'on pourrait appeler le respect / la confiance et qui se traduit dans le jeu par un "up" ou un "down". Si certains d'entre vous pensent que cela ne servirait à rien, détrompez-vous. En effet, plus on obtiendra de "up" pour un personnage et plus celui-ci aura de points de vie. Mais ce n'est pas la seule chose. En effet, cela influe aussi sur la fin que l'on souhaite avoir. Si on est très gentil avec Kishimoto, par exemple, on aura droit à une fin où l'on pourra voir celle-ci avec Kurono sortant plus ou moins ensemble. Et ceci est valable pour tous les personnages. Et quand on sait qu'une vingtaine de fins différentes sont disponibles, on a de quoi faire.


L'histoire, quant à elle, reprend celle du manga jusqu'au volume 10. On peut donc retrouver le Martien Poireau, son père, le Martien Tanaka, le boss Tanaka, les deux Nio, la grande statue, le Kannon ainsi que le Martien Minus. Point positif, les voix de l'anime sont les mêmes dans le jeu. En revanche, les personnages ne meurent pas comme dans le manga. Si vous êtes plus ou moins doués, tous les personnages peuvent être encore en vie à la fin du jeu. Mais, lorsque l'un de vos personnages meure, une petite séquence vidéo se met en route le montrant disant ces derniers mots. !!!!Spoil!!!!Et j'ai été agréablement surpris de voir que lorsque Nishi meurt. Celui-ci dit quasiment les mêmes paroles que dans l'anime : on le voit s'écrouler, appelant sa mère.!!!!Fin du spoil!!!!
De plus, toutes les scènes cultes du manga sont jouables: Kei passant entre les jambes du père martien poireau, sautant plusieurs étages et ratterrir sans une égratignure, prendre de l'élan et sauter à la hauteur de la tête de la grande statue pour lui dégommer un tir en pleine tête... Et pour réaliser ces actions, des QTE (Quick Time Event) ont été mis en place. Pour ceux qui ignoraient ce que sont les QTE, il s'agit en fait de petites cinématiques que l'utilisateur déclenche en faisant certaines actions. Dans Gantz, il suffit simplement, pour les déclencher, de s'approcher des triangles bleux et d'appuyer sur la touche action.
En tout, 9 personnages sont jouables aussi bien en tant que partenaires qu'en personnages principaux : Kurono, Kishimoto, Katô, Nishi, Rice (le chien), Masanobu, Sadako, Sei (Sakuraoka) et Togo. En ce qui concerne les armes, on retrouve le X-gun, le fusil, le sabre, le pistolet téléporteur. Mais plusieurs gadgets sont également disponibles : un piège qui envoie un rayon de forte puissance sur l'ennemi, le "GPS" qui permet de se rendre invisible, une sorte de filet qui immobilise l'ennemi et enfin un objet qui permet de devenir temporairement invincible.


Le système de combat, quand à lui, est assez simple: il y a 4 actions de bases. Tirer, donner des coups de poing, sauter et esquiver. Au départ, on choisit deux armes parmi les quatre disponibles ainsi que deux gadgets parmi les quatres proposés. Puis, on choisit deux partenaires pour une sous-mission. Il y a 5 principales missions qui se divisent chacune en plusieurs parties, principalement au nombre de trois. A chaque fin de sous-missions on peut changer de partenaires et d'équipement. Jusque là, rien de grandiose me direz-vous, mais heureusement il y a beaucoup plus de possibilités que ce que l'on pourrait croire.
Outre les scènes prédéfinis citées plus haut, on peut donner des ordres à chaque partenaires qui dispose chacun d'un coup spécial et d'une arme spécifique (Masanobu dispose du sabre, Kishimoto du X-gun...). En ce qui concerne les pistolets, il y a aussi possibilité de le "charger" pour envoyer ensuite un coup dévastateur.
Autre point à souligner, le sang gicle à flot. Et les concepteurs sont allés plus loin encore en insérant les overkills. Je m'explique : les ennemis disposent d'une barre de vie, une fois celle-ci tombée à zéro on peut, si je puis dire, la faire aller dans le négatif. Et plus celle-ci est négative et plus l'ennemi explose: si elle tombe juste à zéro le bras de l'ennemi s'arrache et l'ennemi meurt; lorsqu'elle est à moitié négative sa tête explose; et lorsqu'elle est au maximum c'est le corps de l'ennemi entier qui explose. Bien entendu, les overkills ne sont pas là uniquement pour rendre le jeu plus trash. Si simplement tuer un ennemi rapporte 3 points, le tuer en faisant un overkill rapportera le double.
Enfin, dernière chose concernant le système de combat, le personnage que l'on contrôle dispose d'un mode furie qui lui permet de courir plus vite, de faire de plus grands sauts, et de tirer plus vite et plus fort.


Au niveau graphique, pour un jeu qui vient de sortir, il faut l'avouer, ce n'est pas très convaincant. Bien que les personnages et les décors soient en 3D, il ne sont pas très poussés. Les maps sont assez courtes (on a parfois fait le tour en moins d'une minute) et pour éviter de s'encombrer, les dévellopeurs ont placé les limites de la zone dans laquelle doivent agir les héros (même si le principe reste fidèle au manga, je ne peux m'empêcher de penser qu'ils ont aussi fait ça pour d'autres raisons). On peut ainsi voir les appartements du martien poireau, le temple Bouddha, l'entrepôt des martiens Tanakas... Par contre, des voitures sont présentes dans le jeu et on peut ainsi les soulever pour les jeter sur les ennemis ce qui est assez drôle.
En ce qui concerne les musiques, aucune n'est tiré de l'anime. Toute la bande musicale a donc été créée spécialement pour le jeu. Et on peut le regretter. En effet, on ne retrouve pas, par exemple, le générique de Rip Slyme (super shooter) lors de l'introduction qui aurait pourtant été le bienvenue. En revanche, les voix, elles, sont les mêmes que celle de l'anime.

Pour la durée de vie, elle est relativement faible pour le mode solo. En effet, 3 ou 4 heures seront suffisantes pour finir ce dernier. Cependant, vous n'aurez quasiment rien vu. Il y a quand même plusieurs fins différentes (environ quinze) ainsi qu'un menu extra-option qui se débloque. Celui-ci donne la possibilité de jouer avec les autres protagonistes, le mode story nous faisant jouer uniquement avec Kei. Un autre mode, dont le but est de tuer le plus possible une nouvelle race d'aliens en 2 minutes, est également disponible. Une galerie, qui se complète au fur et à mesure que vous ramassez des objets dans les différents modes, est également présente. Et si vous souhaitez la remplir à 100%, il vous faudra beaucoup de temps et de patience étant donné que ces objets sont invisibles : bug du jeu ou fait exprès??? En tout cas, certaines sont plus ou moins évidentes (derrière un escalier, sur un toit où il n'y a rien d'autres, au fond d'une ruelle sans issue...).

En résumé, le jeu s'en sort pas trop mal et ravira sûrement les fans du manga. Mais pour les autres, ce n’est pas le jeu de l'année. Donc, je vous conseille de le tester, si vous en avez la possibilité, avant de l'acheter.

Graphismes : 09/20. Le jeu vient de sortir et pourrait faire beaucoup mieux. Ce n'est pas du grand art mais c'est quand même convenable pour une adaptation d'un manga.
Gameplay : 14/20. On pourrait penser que le gameplay est très minimaliste. Mais, lorsqu'on sait utiliser toutes les possibilités, il devient assez complet.
Bande son : 07/20. Comme je l'ai dit plus haut, la bande son, qui a été faîte spécialement pour le jeu, n'est pas géniale du tout (peu de musiques y figurent et on a l'impression qu'elles ont été réalisées à la va vite).
Durée de vie : 14/20. La personne qui va se limiter à finir le jeu une fois risque d'être déçue. Par contre, ceux qui chercheront à le finir entièrement risque d'y passer un long moment.
Note globale pour les fans de Gantz : 15/20. Pour les fans du manga comme moi, vous ne serez pas du tout déçu. Pouvoir contrôler les persos auxquelles on s'est attaché est un réel bonheur.
Note globale pour les autres : 06/20. Ceux qui ne connaissent pas du tout le manga risque de vite se lasser et de trouver le jeu en lui-même peu intéressant.